Un décret publié fin 2025 relève les seuils imposant une procédure formalisée en marchés publics : pour les marchés de fournitures et de services, le seuil passe de 40 000 € HT à 60 000 € HT. Concrètement, cela permet aux collectivités et autres acheteurs publics de recourir plus facilement à des procédures simplifiées, souvent plus accessibles aux petites structures. Dans le même mouvement, le chiffre d’affaires minimal exigé des candidats est abaissé : l’acheteur ne peut plus demander un CA de 2 fois le montant du marché, mais au maximum 1,5 fois, ce qui ouvre l’accès à davantage de TPE/PME.​

Pour un dirigeant, cela signifie que certains marchés publics, auparavant hors de portée, deviennent réellement envisageables, notamment dans les services, la fourniture de matériel ou les prestations liées à la transition écologique. Associer ces nouvelles règles à une stratégie simple peut être payant : repérer quelques acheteurs publics locaux (mairie, communauté de communes, hôpitaux, bailleurs sociaux), s’inscrire sur leurs plateformes de consultation et préparer un dossier type (présentation de l’entreprise, références, assurances, documents juridiques à jour). Pour de nombreuses TPE/PME, décrocher un premier petit marché local peut être un bon moyen de stabiliser le chiffre d’affaires et de gagner en crédibilité auprès d’autres clients professionnels

Benoit BRONZINI DE CARAFFA

Benoit BRONZINI DE CARAFFA

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