Le secteur des hôtels, cafés et restaurants va être directement impacté par la nouvelle revalorisation automatique du SMIC au 1er juin 2026.

Le SMIC brut horaire passera à 12,31 €, entraînant une augmentation immédiate du salaire minimum légal applicable à l’ensemble des salariés du secteur.

Or, à ce jour, la grille salariale de la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) n’est plus adaptée à cette nouvelle hausse.

Concrètement, plusieurs premiers niveaux conventionnels vont devenir inférieurs au minimum légal dès le 1er juin 2026.

Cette situation n’est pas neutre.

Lorsqu’un minimum conventionnel devient inférieur au SMIC, il cesse immédiatement de pouvoir être appliqué.

L’employeur doit alors substituer le minimum légal au minimum conventionnel devenu insuffisant.

Autrement dit, même si votre convention collective prévoit un salaire inférieur, vous devrez impérativement appliquer le nouveau SMIC.

Cette hausse intervient dans un contexte déjà particulièrement sensible pour les entreprises du secteur HCR :

  • augmentation continue du coût du travail ;
  • tensions de recrutement ;
  • multiplication des heures supplémentaires ;
  • problématiques de fidélisation ;
  • inflation des charges d’exploitation ;
  • et forte pression sur les marges.

Pour autant, le risque juridique ne doit pas être minimisé.

Un simple décalage de paie ou une grille interne non mise à jour peut entraîner :

  • des rappels de salaire ;
  • des rappels de congés payés ;
  • un redressement URSSAF ;
  • voire un contentieux prud’homal.

En pratique, de nombreux employeurs pensent à tort qu’il suffit de vérifier le salaire de base.

L’analyse doit être beaucoup plus rigoureuse.

Une attention particulière doit également être portée aux classifications.

La hausse du SMIC provoque désormais un véritable écrasement des premiers niveaux conventionnels dans la branche HCR.

Certaines entreprises se retrouvent ainsi avec plusieurs salariés de classifications différentes rémunérés quasiment au même niveau.

Cette situation peut rapidement devenir source de tensions internes et de contestations sur l’évolution professionnelle ou l’égalité de traitement.

Il est donc essentiel d’anticiper.

Avant l’établissement des paies de juin 2026, chaque entreprise du secteur doit procéder à une vérification complète de ses rémunérations et de ses classifications conventionnelles.

Cette démarche est aujourd’hui indispensable non seulement pour sécuriser l’entreprise juridiquement, mais également pour préserver la cohérence de sa politique salariale.

Dans un secteur où les difficultés de recrutement demeurent majeures, la conformité sociale devient aussi un enjeu d’attractivité et de fidélisation des équipes.

Pour accompagner les entreprises du secteur HCR dans l’anticipation des conséquences de cette revalorisation du SMIC et la mise en conformité de leurs pratiques sociales, le cabinet ARNA Avocats intervient en matière de conseil et de contentieux en droit du travail et en droit social.

Claudia LUISI

Claudia LUISI

Maître LUISI a choisi d’orienter sa carrière vers le droit du travail et le droit social, domaines dans lesquels elle concentre l’essentiel de son activité.

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